Aire de Brodmann 18 - cortex visuel secondaire


L'aire 18 de Brodmann se situe dans le lobe occipital, entourant l'aire 17 (V1) et composant l'essentiel du volume du lobe occipital. Elle a également reçu le nom de cortex parastrié. Elle occupe le cuneus, le gyrus lingual et le gyrus occipital latéral.

Sa cytoarchitectonie présente les caractéristiques suivantes : un réseau vaste et dense dans la couche granulaire interne (IV), une sous couche IIIb composée de cellules pyramidales serrées qui marquent bien la distinction avec la couche IV. La couche V constitue une étroite bande presque dépourvue de cellules. La couche VI est également étroite mais dense, composée de petites cellules polymorphes qui marquent une distinction nette avec la substance blanche sous-corticale.

Comme l'aire 17 de Brodmann, l'aire 18 est relativement mince, les trois couches profondes (IV, V et VI) sont étroites par rapport aux couches externes, les frontières entre les couches sont distinctes. Elle présente un nombre élevé de cellules granulaires.

C'est la seconde aire majeure du cortex visuel, située entre l'aire visuelle primaire et le cortex visuel associatif, d'où son nom de cortex visuel secondaire. Elle entretient de fortes connexions avec ses voisines, projetant de nombreux axones vers les aires visuelles associatives (V3, V4, V5), mais également en feedback vers l'aire visuelle primaire, dont elle reçoit la majorité des connexions.

Comme l'aire V1, elle est subdivisées en quatre parties distinctes, dorsales et ventrales, pour chacun des hémisphères. V2 partage de nombreuses propriétés avec l'aire visuelle primaire (par exemple, l'excitation liée à l'orientation des stimuli visuels, la sensibilité au contraste), mais possède également des propriétés propres, qui lui permettent vraisemblablement de traiter l'information visuelle davantage en profondeur (orientation d'un contour, appartenance d'un stimulus à une figure ou à un fond...). Elle est également un peu sensible à la régulation exercée par l'attention, plus que l'aire visuelle primaire mais moins que les aires visuelles associatives.